LES GLANDES ENDOCRINES

Généralités

Les trois systèmes de régulation (SNC, systèmes endocrinien et immunitaire) font intervenir des signaux de communication intercellulaire

  • de nature physique (dépolarisation, potentiel d'action)
  • ou chimique (peptides, stéroïdes, acides aminés ou dérivés).

Les signaux chimiques peuvent être sécrétés dans la circulation sanguine, et correspondent aux hormones, lesquelles définissent le système endocrinien.

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Le système endocrine comprend un ensemble de glandes réparties dans le corps

Les glandes libèrent leur sécrétion directement dans le sang d'où le nom endocrine (du grec endon : à l'intérieur et kinein séparer).

Le produit sécrété par la glande endocrine est l'hormone (du grec Hormonain= exciter).

L'hormone est donc une substance chimique :

  • sécrétée en faible quantité par des tissus spécialisés
  • déversée directement dans le courant sanguin et transportée par le système vasculaire.

Elle agit donc à distance.

  • agit sur des cellules spécifiques en produisant des effets spécifiques, une seule hormone peut agir sur plusieurs cibles et produire des effets différents.
  • agit comme régulateur physiologique du métabolisme et comme intégrateur en synergie avec une ou plusieurs autres hormones.

Communication Intercellulaire

Les hormones produites sont exportées dans l'espace extracellulaire, entrent dans la circulation sanguine sous forme libre ou non pour atteindre les cellules-cibles, et agissent en se liant à des récepteurs spécifiques à la surface de la cellule-cible ou à l'intérieur de celle-ci (TSH)

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Certaines hormones dites autocrines (insuline)agissent sur les cellules qui les sécrètent, et d'autres hormones dites paracrines (Glucagon)influencent l'activité de cellules adjacentes, sans pour autant entrer dans le courant sanguin.

Les principales glandes endocrines sont:

  1. la thyroïde
  2. les parathyroïdes
  3. les glandes surrénales
  4. le pancréas endocrine
  5. les gonades (ovaires chez la femme, testicules chez l'homme).
  6. L'hypothalamo-hypophyse,
  7. l'épiphyse
  8. Le thymus
  9. Le rein
  10. Le cœur
  11. Les organes du tubes digestifs
  12. Les prostaglandines
  13. Les somatomédines (insulin- like growth factors).
  14. La substance

ROLES DES HORMONES

Les hormones travaillent ensemble pour contrôler les processus vitaux fondamentaux :

  • le contrôle de la production énergétique
  • le contrôle de la composition et du volume liquidien extracellulaire
  • l'adaptation à l'environnement
  • la croissance et le développement
  • la reproduction

LE CORPS THYROÏDE

C'est la plus volumineuse des glandes endocrine.

Elle est située à la face antérieure du cou, au dessous des cartilages du larynx, contre la trachée dont elle recouvre les premiers anneaux.

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Histologiquement, la glande thyroïde apparaît comme formée par la juxtaposition de nombreux îlots cellulaires auxquels on donne le nom de vésicules thyroïdiennes. Chaque vésicule thyroïdienne est constituée ainsi :

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Le centre est occupé par une masse plus ou moins volumineuse de substance gommeuse, jaunâtre, dépourvue de toute cellule.

Lette substance est appelée substance colloïde

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Chaque amas de substance colloïde est entoure d'une seule couche de cellules épithéliales polyédriques. Ce sont ces cellules qui élaborent la substance colloïde qu'elles mettent en réserve au centre des vésicules ; entre les vésicules thyroïdiennes existe un très riche réseau capillaire.

L'aspect des cellules thyroïdiennes et la quantité de substance colloïde contenue dans les vésicules varient selon le degré d'activité de la glande.

Les hormones thyroïdiennes sont synthétisées et stockées au sein de la substance colloïde.

Celle-ci est constituée par une substance protéique: la thyréoglobuline,  qui résulte de la combinaison des hormones thyroïdiennes ou de leurs précurseurs avec une globuline.

LES HORMONES THYROIDIENNES

Les hormones thyroïdiennes sont libérées à partir de la thyréoglobuline. Ces hormones sont:

  • la di-iodo-thyronine ou    T2,
  • la tri-iodo-thyronine ou T3,la  plus actif des hormones
  • la tétra-iodo-thyronine ou thyroxine ou T4.  très actif (75%  des hormones circulantes)
  • la thyrocalcitonine. Il s'agit d'une hormone de nature protéique agissant uniquement sur le métabolisme du calcium.

Toute carence en iode déterminant un hypofonctionnement thyroïdien et l'apparition d'un goitre:

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Goitre Rétro-sternal

                        Goitre Rétro-Sternal

PHYSIOLOGIE DE LA GLANDE THYROIDE

ACTION METABOLIQUE

  • Agit sur l'énergie libérée par les cellules ,qui est considérablement abaissé (de -30% à -45 %) si suppression de la glande, et augmenté en cas d'hyperfonctionnement thyroïdien .
  • Accélère l'utilisation par les cellules de l'organisme glucides, des lipides, des protides
  • Augmentation des échanges respiratoires, du volume sanguin circulant  et du débit cardiaque
  • Régulation de la température centrale
  • Rôle important dans le métabolisme de l'iode

ACTION SUR LA CROISSANCE

  • La thyroïde a une action de stimulation sur la croissances

ACTIONS TISSULAIRES SUR...

  • les cartilages de conjugaison dont elle prépare la maturation et l'ossification: explique l'action de la glande sur la croissance ;
  • l'appareil génital (maturité)
  • la pousse des poils, des ongles, l'apparition et la croissance des dents
  • les cellules du système nerveux supérieur :
    • si  hypothyroïdie: crétinisme chez l'enfant, ralentissement intellectuel chez l'adulte
    • Si hyperthyroïdie : irritabilité et excitabilité

CONNEXIONS

La thyroïde obéit à une hormone la thyréostimuline, ou T.S.H. (sécrétée par le lobe antérieur de l'hypophyse)

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L'hypophyse elle-même est sous la commande de l'hypothalamus qui secrète le T.R.F.  (T.R.H) stimulant la sécrétion par l'hypophyse de thyréostimuline  (T.S.H).

La sécrétion de T.R.F, et par conséquent de thyréostimuline est déterminée par le taux des hormones thyroïdiennes circulantes : augmentation de la sécrétion en cas de baisse du taux des hormones thyroïdiennes circulantes, et inversement.

La sécrétion de la thyrocalcitonine est totalement indépendante de la commande hypophysaire et ne dépend que du taux de la calcémie.

Toute hausse de celle-ci entraînant l'accroissement de la sécrétion hormonale, et toute baisse un freinage sécrétoire.

LES GLANDES PARATHYROIDES

Ce sont de petites glandes ovalaires, au nombre de 4, situées deux par deux à la face postérieure des lobes latéraux du corps thyroïde.

Des anomalies de nombre, de forme et de situation sont fréquentes.

Très petites, de la taille d'un pois, elles pèsent de 0,01 à 0,10 g.

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Histologiquement, elles sont constituées de deux types de cellules :

  • les cellules principales, dépourvues de granulations, qui semblent seules douées de la fonction endocrine de la glande ;
  • les cellules oxyphiles contenant de nombreuses granulations.  

Ces glandes sont indispensables à la vie ; elles tiennent sous leur dépendance le métabolisme du calcium et du phosphore.

L'HORMONE PARATHYROïDIENNE  porte le nom de parathormone.

Elle assure la régulation du métabolisme du calcium et du phosphore et tous les troubles engendrés par la parathyroïdectomie ou l'hyperparathyroïdie relèvent de ce mécanisme.

Elle entraîne une hypercalcémie et une hypophosphorémie.

Ces effets biologiques résultent d'actions sur: le système osseux, le rein et l'intestin

La parathormone a donc une action antagoniste de la thyrocalcitonine pour le maintien de la calcémie.

Elle est l'hormone de protection du capital calcique. 

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La sécrétion parathyroïdienne est réglée uniquement par le taux de la calcémie dans le sang irriguant les parathyroïdes, et en particulier par l'activité du calcium ionisé.

Toute baisse stimule la sécrétion hormonale, toute hausse la freine.

LES GLANDES SURRENALES

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ANATOMIE

Les glandes surrénales sont au nombre de deux, une droite et une gauche; elles sont situées chacune au voisinage du pôle supérieur du rein correspondant.

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Constituées de deux zones absolument différentes, différence qui se retrouve dans leur fonction.

Ces deux zones sont : LE CORTEX et LA MEDULLA

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La zone corticale ou cortico-surrénale, située à la périphérie de la glande, de coloration jaune.

Formée  de trois couches superposées de cellules glandulaires; qui portent les noms de:

  • Zones glomérulaire,
  • Zone fasciculée
  • Zone réticulée

La zone médullaire ou médullo-surrénale, d'aspect brun-rouge occupe le centre de la glande.

Elle est formée de cellules polygonales, en cordons, bourrées d'enclaves colorables; ces enclaves peuvent être mises en évidence par une réaction chromaffine, spécifique de l'adrénaline.

I- CORTICO-SURRENALE

LES HORMONES DE LA CORTICO-SURRÉNALE  

La corticosurrénale est indispensable à la vie alors que la médullosurrénale ne l'est pas.

L'ensemble des hormones de la corticosurrénale est désigné sous le nom général de corticostéroïdes ou de corticoïdes.

Toutes ces hormones ont en commun : le même noyau chimique: le noyau stérol , toutes sont fabriquées à partir du cholestérol.

3 grands groupes:

  • Minéralo-corticoïdes,
  • Glucocorticoïdes
  • Androgènes.

Minéralocorticoïdes: (aldostérone,désoxycorticostérone et la 17 hydroxy 11 désoxycorticostérone )

Les hormones minérales ou minéralocorticoïdes sont les « hormones de l'eau et du sel ».

Agissent sur l'élimination de l'eau et des électrolytes, L'hormone essentielle est l'aldostérone.

Diminue l'élimination par le rein du sodium (l'eau) et augmente l'élimination du potassium ; le point d'impact de l'hormone est le tube rénal distal.

Les glucocorticoïdes ou hormones métaboliques ou 11 oxycorticostéroides.

L'hormone essentielle de ce groupe est le cortisol ou hydrocortisone ( 15 à 20 mg / 24 h).

La surrénale fabrique peu de cortisone, hormone du même groupe et l'action glucocorticoïde de la surrénale chez l'homme est attribuée en quasi-totalité au cortisol.

Agissent sur le métabolisme des glucides et des protides:

  • procède a la  néo-glycogénèse en transformant les glucides en protides; donc favorise  la synthèse du glycogène au niveau du foie.(en excès⇒diabète stéroïdien).
  • inhibent la lipolyse et modifient la distribution du tissu adipeux.

Agissent sur les lymphocytes et inhibent la production d'anticorps ⇒(TRT anti rejet et anti-inflammatoire).

Faible propriétés minéralocorticoïdes.

L'hydrocortisone est le traitement substitutif de choix en cas d'insuffisance de la sécrétion hormonale normale.

Les hormones androgènes ou 17 cétostéroïdes.

Formule chimique proche de celle des hormones génitales mâles élaborées par le testicule la plus importante de ces hormones est la déhydroépiandrostérone ou D.H.A

La surrénale élabore une faible quantité d'œstrogènes (hormones sexuelles femelles).

 

Ces trois catégories d'hormones sont inactivées au niveau du foie et éliminées ensuite par les reins.

Les dosages de ces différents constituants dans les urines revêtent une importance fondamentale au cours de l'étude des maladies des surrénales.

CONNEXIONS

1- Commande hypophysaire

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2- commande humorale

~volume du sang circulant: volorécepteurs situés au niveau de l'oreillette droite et de la bifurcation carotidienne ; augmentation de la volémie (perfusions) freine la sécrétion d'aldostérone, sa diminution (hémorragies) la stimule

Le chiffre de la tension artérielle: tenso-récepteurs situés en particulier dans le rein et à la bifurcation carotidienne.

L'ensemble de ces facteurs est sous le contrôle du système rénine-angiotensine .

Les incitations frénatrices ont l'effet inverse.

La stimulation du système nerveux ∑ par libération de catécholamines provoque la sécrétion de rénine ( et par conséquent d'aldostérone) en agissant sur les bêtarécepteurs du rein.

II- MEDULLO-SURRENALE

La médullosurrénale sécrète deux hormones ou catécholamines :

  • L’ADRENALINE (90%)
  • LA NORADRENALINE (10%).

Action cardio-vasculaire.

La noradrénaline entraîne : une vasoconstriction généralisée, (sauf au niveau des vaisseaux coronaires) et bradycardie.

L'adrénaline entraîne :

  • Tachycardie,
  • Un renforcement des contractions myocardites,
  • Une élévation du débit cardiaque ;
  • Vasodilatation modérée, sauf à doses élevées, où elle devient vasoconstrictrice.

Les deux hormones entraînent ainsi une hypertension artérielle, mais de mécanisme différent:

  • La noradrénaline détermine une hypertension en élevant les résistances périphériques,
  • L’adrénaline provoque l'hypertension en augmentant le débit cardiaque.

Actions sur les muscles lisses et les viscères :

  • Relâchement des muscles lisses (bronchodilatation)un ralentissement du péristaltisme gastrique, et intestinal.
  • Contraction de la rate (splénocontraction) et la contraction des sphincters viscéraux (vessie, tube digestif).

Catécholamines et récepteurs périphériques

Agissent sur 2 types de récepteurs α et β ayant des effets antagonistes.

  • Les activités de type α comprennent la vasoconstriction, la splénocontraction, le relâchement des fibres lisses.
  • Les activités de type β comprennent: la vasodilatation, les effets cardiaques, la bronchodilatation.
  • La noradrénaline a une action exclusivement de type α, l'adrénaline agit sur les deux types de récepteurs et possède, en fonction des doses administrées, tantôt une action α, tantôt une action β.
  • Les actions de l'un ou de l'autre type peuvent être dissociées par l'administration de substances qui bloquent électivement l'un ou l'autre type de récepteurs .(α bloquants et β bloquants).

L'adrénaline et le ∑

L 'action des catécholamines est comparable à celle du ∑, car la noradrénaline est non seulement une hormone mais aussi le médiateur chimique des fibres ∑ .

Les connexions de la médullosurrénale

  • La médullosurrénale possède une sécrétion permanente faible mais réagit à tout stress en augmentant la sécrétion de catécholamines.
  • Ces facteurs agissent sur des centres de l'hypothalamus, et la stimulation médullosurrénale chemine le long des voies nerveuses ∑ (nerfs splanchniques) ; elle est déclenchée par les fibres pré-ganglionnaires du ∑ par l'intermédiaire de leur médiateur chimique l'acétylcholine.
  • Le déclenchement de la sécrétion médullosurrénalienne lors des agressions s'effectue donc par voie nerveuse exclusive et essentiellement par voie ∑.

PANCREAS ENDOCRINE

Organe encapsulé situé dans l'abdomen, entre l'estomac et l'intestin.

Le pancréas est composé, de droite à gauche, de quatre régions :

  • La tête,
  • Le col,
  • Le corps
  • Et la queue.

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IL remplit 2 rôles:

  • Elabore le suc pancréatique digestif, liquide contenant des enzymes qui participent à la digestion des aliments.
  • Produit par les ilots de Langerhans 2 hormones qui régulent le métabolisme des glucides,
    • L'insuline
    • Et le glucagon.

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Les ilots de Langerhans

 Ce sont de petits amas endocrines plus ou moins arrondis; très nombreux (1 à 2 millions), ils représentent seulement 1/100 ème de la masse pancréatique.

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C'est une glande mixte, fonction exocrine et endocrine se fait au niveau des îlots de Langerhans.

Au microscope ont y voit montré plusieurs types de cellules:

  • Les cellules A (ou alpha2) qui sécrètent le glucagon ;
  • Les cellules B ( ou béta) qui sécrètent l'insuline ;
  • Les cellules D qui sécrètent la somatostatine ;

Les cellules à insuline sont les plus nombreuses (70% environ des cellules endocrines); elles correspondent aux cellules beta ou cellules B;

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Les cellules à glucagon (20% environ des cellules insulaires) sont les cellules alpha ou cellules A; plus volumineuses et souvent situées en périphérie des îlots,

Les cellules à somatostatine (5 à 10%) sont les cellules delta ou cellules D; ce sont des petites cellules dispersées entre les cellules à glucagon, elles exercent sur ces dernières une action inhibitrice.

Actions du pancréas et hormones pancréatiques

L'INSULINE

Hormone de la régulation du métabolisme des sucres sécrétée par les cellules B.

La sécrétion d'insuline est déclenchée par différents facteurs :

  • Elévation de la glycémie
  • Action hormonal lors de la digestion ( sécrétine, la pancréozymine déclenchent une insulino-sécrétion ; le glucagon a également une action stimulante sur la sécrétion d'insuline ;
  • Les facteurs nerveux: les catécholamines (action inhibitrice) , le X (action stimulatrice ) .

Métabolisme des glucides : abaisse  la glycémie par différents mécanismes :

  • Favorise la pénétration du glucose à l'intérieur des cellules (muscle et  tissu adipeux) ;
  • fFvorise le stockage du glucose sous forme de glycogène, dans les cellules (foie, muscles et  tissu adipeux)
  • Inhibe tous les processus de dégradation du glycogène en glucose,
  • Inhibe la fabrication de glucose à partir des lipides ou des protides (néoglycogénèse).

Métabolisme des lipides.

  • L'insuline favorise le stockage des triglycérides dans les cellules adipeuses et s'oppose à leur catabolisme.
  • Elle favorise la synthèse d'acides gras à partir des glucides, dans le tissu adipeux et au niveau du foie : ce qui abaisse la glycémie.

Métabolisme des protides.

  • L'insuline favorise l'anabolisme protéique en facilitant la synthèse de protides à partir des acides aminés.
  • Elle s'oppose également au catabolisme des protides.

LES AUTRES HORMONES PANCRÉATIQUES 

Le glucagon.

Elaborée par les cellules A.

La sécrétion de glucagon est contrôlée par :

  • La glycémie et accessoirement par le taux plasmatique des acides aminés ou des acides gras libres ;
  • Le système nerveux: stimulation sécrétoire par les catécholamines et le pneumogastrique ;
  • D'autres hormones: stimulation par le vaso-intestinal peptide, la pancréozymine, l'hormone de croissance, les corticoïdes, diminution par la somatostatine, l'insuline.

Ses propriétés sont antagonistes de l'insuline :

  • Métabolisme glucidique : libère le glucose à partir des réserves glycogéniques du foie (glycogénolyse) ;
  • Métabolisme des lipides: le glucagon libère les acides gras à partir des réserves du tissu adipeux ;
  • Métabolisme des protides: le glucagon favorise la fabrication par le foie de glucides à partir des acides aminés.
  • Il  induit une hyperkaliémie et une augmentation de l'élimination urinaire des électrolytes.
  • Stimule la sécrétion d'autres hormones: insuline, catécholamines, hormone de croissance, thyrocalcitonine.

La somatostatine. ou U S.R.I.F . ( Somatotrophin Release Inhibiting Factor )

  • Est élaborée par les cellules D.  (Son action physiologique est encore imparfaitement connue).
  • Elle inhibe chez l'homme la sécrétion d'hormone de croissance, d'insuline, de glucagon, de gastrine.

Le polypeptide pancréatique humain. Son rôle physiologique est inconnu.

LE TESTICULE

ANATOMIE

Se Cf. au cours d’anatomie de l’appareil génitale. Rappelons simplement que la fonction endocrine du testicule est dévolue aux cellules interstitielles de Leydig

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Le testicule est une glande mixte: sa fonction exocrine consiste dans l'élaboration des spermatozoïdes.

LES HORMONES TESTICULAIRES

Ce sont des substances stéroïdes: elles sont donc chimiquement proches des hormones cortico-surrénales.

La testostérone (principale hormone ) : Les actions de la testostérone sont multiples :

Actions tissulaires :

  • Développe les organes du tractus génital mâle: épididyme, déférent, prostate, organes génitaux externes ;
  • Confère au développement musculaire et squelettique le type masculin ;
  • Agit sur la peau, plus rude et plus pigmentée chez l'homme ;
  • Agit  sur la répartition du tissu graisseux ;
  • Provoque le développement pileux ;
  • Agit sur la musculature du larynx conditionnant les mues de la voix ;

Actions sur le comportement:

  • Elle augmente la combativité, l'agressivité, développe la libido .

Actions métaboliques :

  • L'action porte surtout sur les lipides
  • Facilite la synthèse par l'organisme de ses protides, ce qui explique son rôle dans la croissance et le développement du squelette et des muscles.

Elle a en outre un effet toni-cardiaque et vaso- dilatateur.

L'administration à la femelle d'hormones mâles agit sur :

  • Les ovaires, les caractères sexuels secondaires  (transformations des muqueuses utérine et vaginale, hypertrophie clitoridienne, hypertrophie des glandes mammaires) ;
  • Elle peut, à doses élevées, entraîner l'apparition de signes de virilisme.

Inactivée au niveau du foie et transformée en cétostéroïdes éliminés par voie urinaires.

La production de testostérone est d'environ 7 mg par 24 heures.

Le testicule sécrète au niveau cellules de Sertoli une hormone non stéroïdienne : L‘inhibine .

Elle a une triple action :

  • Au niveau hypophysaire, elle bloque la synthèse et la libération de F .S.H. ;
  • Au niveau hypothalamique, elle inhibe la synthèse de L.H.R.H. ;
  • Au niveau testiculaire, elle joue un rôle dans l'acquisition de la mobilité des spermatozoïdes.

LES CONNEXIONS DU TESTICULE

Il existe d’étroites relations entre le testicule et les autres glandes endocrines de l' organisme

Le développement et le fonctionnement du testicule sont commandés par l'hypophyse qui élabore des gonado-stimulines.

Au moment de la puberté, la sécrétion de gonado-stimulines  augmente brusquement ce qui induit un développement testiculaire et déclenche la sécrétion par celui-ci de la testostérone qui va achever le développement génital.

Il existe deux gonado-stimulines ;

  • la gonado-stimuline A ou F .S.H. qui stimule la spermatogénèse et la croissance des tubes séminifères ;
  • la gonado-stimuline B ou L.H. qui stimule le fonctionnement des cellules de Leydig et la production par celles-ci de testostérone.

La sécrétion de ces deux gonado-stimulines est elle-même sous la dépendance de l'hypothalamus qui élabore une hormone de libération appelée L.H.R.H.

Cette hormone stimule la sécrétion de F.S.H. et de L.H.

La sécrétion de L.H.R.H. est continue chez l'homme mais son importance dépend du taux des hormones sexuelles circulantes, la baisse de ce taux augmentant la sécrétion de L.H.R.H.

Rappelons que l'inhibine testiculaire exerce un contrôle (rétro-contrôle) sur les taux de F.S.H. et de L.H.R.H. dont elle inhibe la synthèse et la libération. 

La nutrition enfin aune influence considérable sur le testicule: la dénutrition entraîne une atrophie des cellules de Leydig; la vitamine E agit surtout sur la lignée séminale, elle est nécessaire à la production des stimulines et influence la spermatogénèse.

LES OVAIRES

La fonction endocrine est dévolue aux cellules folliculeuses qui entourent l'ovocyte au cours de son développement et à partir desquelles se formera le corps jaune.  

C’est une glande mixte

la fonction exocrine ⇒ ovules.

Comme la fonction exocrine, la fonction endocrine de l'ovaire est cyclique.

la sécrétion des hormones ovariennes s’effectue Selon un rythme qui se superpose au cycle génital.

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LES HORMONES OVARIENNES  

Les hormones œstrogéniques ou œstrogènes.

Elles sont au nombre de trois;

  • Œstradiol (ou dihydrofolliculine) produit le plus actif,
  • Œstrone (ou folliculine)
  • Œstriol (ou hydrate de folliculine).

Les œstrogènes sont élaborés essentiellement par les cellules de la thèque interne.

Actions sur le tractus génital et les caractères sexuels :

  • Elles entraînent une hypercontractilité des trompes ;
  • Au niveau du corps utérin, elles favorisent le développement du muscle utérin et de la muqueuse utérine ;
  • Au niveau du vagin, elles entraînent l'apparition sur le frottis vaginal de cellules superficielles ;
  • Au niveau des seins elles provoquent une hypertrophie de la glande mammaire ;

Actions métaboliques:

  • Les œstrogènes favorisent la fixation du calcium sur la trame protéique de l'os et la soudure précoce des cartilages de conjugaison.
  • Ils favorisent aussi la rétention hydrique ;

Autres actions:

  • Les œstrogènes facilitent le développement des fibromes et des cancers du sein;
  • Chez l'homme, ils entraînent une atrophie des organes sexuels (pénis, épididyme, vésicules séminales), une diminution de la spermatogénèse et de la production de testostérone.

Métabolisme

Les œstrogènes, en partie détruits par le foie, sont éliminés par voie essentiellement urinaire sous forme d'œstriol.

A côté des hormones naturelles, on a pu fabriquer de nombreux corps chimiques doués des mêmes propriétés: ce sont les œstrogènes de synthèse (stilboestrol, hexoestrol, dienoestrol, etc.).

La progestérone.

Elle est élaborée, en dehors de la grossesse, par les cellules de la granulosa ( corps jaune), et pendant la grossesse par le placenta.

Le rôle physiologique de la progestérone porte essentiellement sur la préparation et le maintien de la grossesse; la destruction du corps jaune au début de la grossesse entraîne l'arrêt de celle-ci.

Elle exerce son action sur ;

Le tractus génital ;

Aau niveau de l'utérus, elle ramollit le muscle utérin dont elle inhibe les contractions, et elle complète l'action des œstrogènes sur la muqueuse qu'elle amène au stade de dentelle utérine 

  • Aau niveau du vagin, elle modifie l'aspect des frottis ( apparition de cellules plicaturées) ;
  • Aau niveau des sein, elle hypertrophie les glandes mammaires ;
  • Pendant la grossesse, elle inhibe la contractilité de l'utérus et empêche l'expulsion de l'ovule.

Autres actions:

Elle facilite le métabolisme des œstrogènes et a une action d'élévation de la température.

Métabolisme

La progestérone est éliminée dans les urines sous forme de prégnandiol.

A côté de la progestérone, on a fabriqué des progestatifs de synthèse dont l'action bloque l'ovulation et qui, de ce fait, sont utilisés pour la contraception

Les androgènes.

L'ovaire sécrète une petite quantité d'androgènes et essentiellement de la delta 4- androsténedione (environ 3,4mg par 24 heures) qui est ensuite transformée en testostérone.

Les androgènes sont sécrétés essentiellement par le stroma ovarien.

Ils agissent principalement sur la pilosité pubienne et axillaire.

L'inhibine , cybernines & gonadocrinine.

L'inhibine ovarienne a les mêmes actions au niveau de l'hypophyse et de l'hypothalamus que l'inhibine testiculaire.

Au niveau de l'ovaire, l'inhibine intervient dans la maturation folliculaire.

Les cybernines modulent les actions de la F .S.H. et de la L.H. au niveau du follicule.

Plusieurs cybernines sont actuellement connues: .

  • L'inhibiteur de la maturation des ovocytes (bloque l'ovocyte en méiose) ;
  • L'inhibiteur de la liaison de F.S.H. (détermine l'atrésie du follicule) ;
  • L'inhibiteur de la lutéinisation (l'empêche de se produire avant le pic de L.H.) ;
  • L'inhibiteur de la liaison de L.H. à ses récepteurs (intervient dans l'atrophie du corps jaune);

La gonadocrinine a une action inverse de celle de l'inhibine : elle stimule la sécrétion de F .S.H. et de L.H. à l'étage hypophysaire.

L'étude des hormones ovariennes montre une certaine spécialisation sécrétoire des différents constituants du parenchyme ovarien puisque :

  • Les cellules de la thèque sécrètent les œstrogènes;
  • Les cellules de la granulosa sécrètent la progestérone, l'inhibine et les cybernines ;
  • Enfin, les cellules du stroma ovarien élaborent les androgènes.

L’HYPOPHYSE

ANTOMIE

L'hypophyse est une petite glande appendue au plancher du troisième ventricule par une tige étroite, la tige pituitaire, et logée dans la selle turcique creusée sur le corps du sphénoïde.

Son poids est de 0,60 g, sa taille celle d'un pois.

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LOBE ANTÉRIEUR

Le lobe antérieur de l'hypophyse ou antéhypophyse est formé de deux sortes de cellules:

  • Les cellules chromophiles, riches en granulations, soit acidophiles (40% des cellules antéhypophysaires), soit basophiles (10% des cellules)
  • Les cellules chromophobes (50% des cellules) dépourvues de granulations.

L 'antéhypophyse sécrète de très nombreuses hormones. Les principales sont :

  • L'HORMONE DE CROISSANCE (appelée aussi hormone somatotrope)
  • LES STIMULINES
    • La corticostimulines ou A.C.T.H
    • La thyréostimuline ou hormone thyréotrope ou T.S.H.
    • Les gonadostimulines
  • LES HORMONES LIPOL YTIQUES (Elles sont au nombre de deux : la béta-L.P.H. et la alpha-L.P.H. )

LOBE INTERMÉDIAIRE

Il existerait deux hormones mélanotropes:

  • L'alpha-M.S.H
  • La béta- M.S.H.

Ces hormones conditionnent le changement decouleur de certains animaux.

Chez l'homme, leur rôle physiologique reste à déterminer.

LOBE POSTÉRIEUR

Le lobe postérieur ou post-hypophyse est constitué de cellules spéciales, les pituicytes, entourées de cellules névrogliques.

Les hormones post-hypophysaires sont en réalité synthétisées dans l'hypothalamus et le lobe postérieur de l'hypophyse n'est qu'un simple lieu de stockage à partir duquel elles sont libérées dans la circulation.

Ces hormones sont au nombre de deux :

  • LA VASOPRESSINE OU PITRESSINE, OU A.D.H. (hormone antidiurétique)
  • L'OCYTOCINE

L’HYPOTHALAMUS

La région hypothalamique est le véritable « cerveau endocrinien » de l'organisme puisqu'elle commande la sécrétion de toutes les glandes endocrines du corps.

Au sein de l'hypothalamus ont été individualisés un certain nombre de noyaux (supra-optiques, noyau paraventriculaire, noyau infundibulaire, noyaux accessoires, etc).

Ces noyaux sont les lieux d'élaboration des hormones hypothalamiques.

HORMONES HYPOTHALAMIQUES

  • TRH : Thyrotropine Releasing Hormone
    • ou TRF (Thyrotropine Releasing Factor)
    • ou thyrolibérine
  • Gn-RH ou LH-RH : luteinizing releasing factor
    • lutéotropine
    • gonadolibérine
  • SOMATOSTATINE
  • CRF : Corticotropine Releasing Factor
  • GH-RH (Growth Hormone Releasing Hormone)
    • ou SRF (Somatotropine Releasing Factor)
    • ou Somatocrinine
  • PRF: Prolactine Releasing Factor
  • Dopamine = PIF (Prolactin Inhibiting Factor)
  1. Le facteur de contrôle de l'hormone thyréotrope : ce facteur appelé T.R.H., stimule la sécrétion et la libération de T.S.H. hypophysaire.
  2. Les facteurs de contrôle de l'hormone corticotrope. Ils semblent être au nombre de deux :
    • L'alpha-C.R.F. qui favorise la libération d'A.C.T.H. par l'hypophyse
    • Le p-C.R.F. qui favorise sa synthèse par les cellules hypophysaires.
  3. Les facteurs de contrôle de l'hormone somatotrope. Il existe deux facteurs de contrôle de cette hormone (la S.T.H.) :

    • Un facteur stimulant, la G.H.R.H., qui favorise la synthèse et la libération de la S.T.H. ;

    • Un facteur inhibiteur, la G.H.R.I.H. ou S.R.I.F. ou somatostatine qui empêche la libération de S. T .H. mais inhibe également la sécrétion par le pancréas d'insuline. et de glucagon.

  4. Les facteurs de contrôle des hormones gonadotropes. Il semble qu'il n'existe, en fait, qu'un seul facteur de libération des hormones gonadotropes.

    • Ce facteur appelé L.H.R.H. provoquerait. à la fois la libération de la F.S.H. et de la L.H.

  5. Les facteurs de contrôles de la prolactine. Ils semblent être au nombre de deux :

    • Un facteur stimulant, le P.R.F. ;

    • Un facteur inhibiteur, le P.I.F .

  6. Les facteurs de contrôle de l'hormone mélanotrope. Ils sont également au nombre de deux :

    • Acteur stimulant, le M.R.F.

    • Facteur inhibiteur, le M.I.F .

Ce facteur appelé L.H.R.H. provoquerait. à la fois la libération de la F.S.H. et de la L.H.

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LES AUTRES GLANDES

L'ÉPIPHYSE OU GLANDE PINEALE:

La glande pinéale ou épiphyse est une petite glande endocrine de l'épithalamus du cerveau des vertébrés.

Elle sécrète la mélatonine (dérivé de la sérotonine sécrétée elle par les tissus nerveux), et joue par son intermédiaire un rôle central dans la régulation du rythme biologique.

Dans l'espèce humaine, l'épiphyse a la forme d'un petit cône (d'environ 8 mm) situé en position médiane en arrière du troisième ventricule, sous les colliculisupérieurs derrière la stria medullaris.

LE THYMUS

Le thymus est un organe situé dans le médiastin antéro-supérieur et antéro-moyen.

Il sert de lieu de maturation aux lymphocytes T et joue un rôle dans la protection contre l'auto-immunité.  

LE REIN

Synthétise  rénine, érythropoïétine.

LE COEUR

Cardionatrine, atriopeptille, auriculille, atrine, facteur atri natriurétique (A.N.F.).

  • Cette hormone est élaborée au niveau de l'oreillette droite.
  • Sa sécrétion est déclenchée par la distension des oreillettes ou l'augmentation des pressions intra- auriculaires ( surcharge liquidienne) .
  • La cardionatrine agit au niveau :

    • du rein: elle augmente la filtration glomérulaire et l'élimination urinaire du sodium, elle inhibe la sécrétion de rénine ;

    • de la surrénale: elle inhibe la sécrétion d'aldostérone ;

    • des gros vaisseaux: elle est puissamment vasodilatatrice.

  • La cardionatrine intervient dans

    • le maintien de la volémie,

    • l'équilibre de la balance sodée,

    • la régulation de la pression artérielle.

LES ORGANES DU TUBE DIGESTIF

LES PROSTAGLANDINES

LES  SOMATOMÉDINES (insulin- like growth factors).

LA SUBSTANCE

 

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Date de dernière mise à jour : 22/06/2019

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