SYSTÈME NERVEUX

LE TISSU NERVEUX

LES DIVISIONS DU SYSTÈME NERVEUX 

  • Le système nerveux comporte deux divisions principales,
    • Le système nerveux central (SNC)
    • Le système nerveux périphérique (SNP)
  • Dans le SNC, composé de l'encéphale et de la moelle épinière, ont lieu

hebergeur image

  1. l'intégration et la corrélation de diverses sortes d'informations sensorielles entrantes,
  2. la génération des pensées et des émotions,
  3. javascript:void(0);
  4. la formation et le stockage des souvenirs.
  • De plus, la plupart des influx nerveux qui stimulent la contraction musculaire et la sécrétion glandulaire proviennent du SNC. 
  • Le SNP peut être subdivisé, d'après la partie du corps qui réagit, en
    • javascript:void(0);
    • système nerveux somatique (sôma: corps) (SNS)
    • et en système nerveux autonome (SNA), 

ANATOMIE FONCTIONNELLE DU TISSU NERVEUX 

  • Le système nerveux, malgré sa complexité, n'est composé que de deux principales sortes de cellules :
    • les cellules de la névroglie
    • et les neurones

La névroglie 

  • La Névroglie (glia : glu) ou cellules gliales,
    • Plus petites que les neurones
    • 5 à 50 fois plus nombreuses qu'eux.
    • Peuvent se multiplier et se diviser.  

Les types de cellules gliales 

  • 4 types de cellules gliales :
    • les astrocytes,
    • les oligodendrocytes,
    • les microgliocytes  
    • les cellules épendymaires. 

Les astrocytes (astron: astre; kutos : cellule)

  • Ce sont des cellules étoilées dotées de nombreux prolongements.
    • Les astrocytes participent au métabolisme des neurotransmetteurs,
    • Maintiennent l'équilibre du K+ qui assure la génération d'influx nerveux,
    • Contribuent au développement de l'encéphale,
    • Aident à former la barrière hématoencéphalique,
    • Constituent un lien entre les neurones et les vaisseaux sanguins. 

hebergeur image

Les oligodendrocytes (oligos : peu nombreux ; dendron : arbre)

  • sont dotés de peu de prolongements et sont plus petits que les astrocytes.
  • Ils forment un réseau de soutien par enroulement autour des neurones et produisent un revêtement lipidique et protéique, la gaine de myéline.

hebergeur image

Les microgliocytes (mikros : petit ; glia : glu)

  • Ce sont de petites cellules phagocytaires dérivées des monocytes qui protègent le SNC contre la maladie en englobant les microbes envahisseurs et en éliminant les débris de cellules mortes.

hebergeur image

Les cellules épendymaires (epi: sur; enduma: vêtement)

  • Ont des formes qui varient de pavimenteuses à  cylindriques, et plusieurs sont ciliées.
  • Elles tapissent les  ventricules cérébraux (espaces qui forment et font circuler le liquide céphalo-rachidien) et le canal épendymaire.

hebergeur image

  • Dans le SNP se trouvent deux types de cellules gliales ou cellules de soutien :
    • les cellules de Schwann ou neurolemmocytes ou, qui produisent la gaine de myéline autour des neurones du SNP,
    • et les cellules satellites, qui soutiennent les neurones dans les ganglions (groupes de corps cellulaires de neurones) de celui-ci.
hebergeur imagehebergeur image

La myélinisation 

  • La gaine de myéline, revêtement lipidique et protéique, à couches multiples, produit par la névroglie, entoure les axones de presque tous les neurones des mammifères.
  • Sur le plan électrique, elle isole l'axone d'un neurone et augmente la vitesse de conduction de l'influx nerveux.
  • Un axone doté ou dépourvu de ce revêtement est dit myélinisé ou non myélinisé.
  • Toutefois, des micrographies électroniques montrent qu'une fine couche de membrane plasmique névroglique entoure même cette seconde catégorie d'axone 
  • La production de gaines de myéline provient de deux types de cellules gliales : les cellules de schwann et les  oligodendrocytes.
  • Dans le SNP, les cellules de schwann (cellules de Schwann) forment ces gaines autour des axones, pendant le développement du fœtus et la première année de vie. 

hebergeur image

  • Chaque cellule de schwann revêt près d'un millimètre de la longueur d'un axone en s'enroulant de nombreuses fois autour de ce dernier.
  • Jusqu'à 500 cellules de schwann participent à la formation d'une gaine de myéline autour des axones les plus longs du corps. 

hebergeur image

 

  • La couche cytoplasmique nucléée externe du neurolemmocyte, qui entoure la gaine de myéline, est appelée neurolemme (gaine de Schwann). 
  • Par intervalles, le long d'un axone, la gaine de myéline présente des brèches appelées nœuds de Ranvier

hebergeur image

 

  • Dans le SNC, les oligodendrocytes myélinisent de  nombreux axones un peu comme les neurolemmocytes  myélinisent les axones du SNP. 

hebergeur image

Les neurones 

  • Certains neurones sont minuscules et transmettent des  signaux sur une courte distance (moins de 1 mm) dans le SNC.
  • D'autres sont les cellules les plus longues du corps.
  • Ainsi, les neurones moteurs qui commandent à des muscles de remuer un orteil s'étendent depuis la région lombaire de la moelle épinière (juste au-dessus de la taille) jusqu'au pied. 
  • Une synapse est le contact fonctionnel entre deux  neurones ou entre un neurone et une cellule effectrice  (musculaire ou glandulaire).
  • Elle est appelée jonction neuromusculaire, entre un neurone moteur et une fibre musculaire, et jonction neuro-glandulaire, entre un neurone et une cellule glandulaire. 

Les parties d’un neurone 

  • La plupart des neurones se composent de trois grandes  parties: le corps cellulaire, les dendrites et l'axone 
  • Le corps cellulaire (soma ou péricaryon) renferme un noyau entouré de cytoplasme qui comprend des organites types, tels que des lysosomes, des mitochondries et un appareil de Golgi.
  • Les neurofîbrilles, composées de filaments intermédiaires, forment le cytosquelette qui assure soutien et forme à la cellule.
  • Les neurones possèdent deux sortes de prolongements : les dendrites et les axones
  • La dendrite (dendron : arbre) est habituellement courte, effilée et bien ramifiée.
  • Elle présente souvent un déploiement de prolongements qui a la forme d'un arbre.
  • Ces derniers émergent du corps cellulaire.
  • En général, la dendrite est non myélinisée. 
  • L'axone, prolongement long, fin et cylindrique qui peut être myélinisé, s'unit au corps cellulaire au niveau d'une élévation de forme conique, appelée cône d'implantation de l'axone.
  • La première partie de l'axone est appelée segment initial. 
  • À l'exception des neurones sensitifs, les influx nerveux se produisent à la jonction du cône et du segment initial appelée zone gâchette, puis sont conduits le long de l'axone vers un neurone, une fibre musculaire ou une cellule glandulaire. 
  • Son cytoplasme, l'axoplasme, est entouré d'une membrane plasmique appelée axolemme (lemma: gaine).
  • Sur la longueur d'un axone, des branches appelées collatérales d'axone peuvent être présentes, en général à angle droit par rapport à l'axone.
  • L'axone et ses collatérales se terminent en se divisant en de nombreux prolongements minces appelés terminaisons axonales. 

Le transport axonal

  • Le corps cellulaire d'un neurone est le site de la plupart des réactions de synthèse et du recyclage des molécules usées en nouveaux composants.
  • Toutefois, certaines substances sont nécessaires dans l'axone ou aux terminaisons axonales. 
  • Des systèmes de transport, de 2 sortes, déplacent des particules depuis le corps cellulaire jusqu'à ces  terminaisons et vice versa. 
Le transport axonal lent
  • Le transport axonal (flux axoplas-mique) lent, déplace les particules d'environ 1 à 5 mm par jour.
  • Il véhicule l'axoplasme dans une seule direction, soit depuis le corps cellulaire jusqu'aux terminaisons axonales.
  • Il fournit du nouvel axoplasme destiné au développement ou à la régénération des axones et renouvelle l'axoplasme dans les axones matures et en croissance. 
  • Le transport axonal rapide déplace les particules à la vitesse approximative de 200 à 400 mm par jour.
  • Il utilise des «moteurs» moléculaires afin de transporter des particules dans les deux directions, soit en dehors du corps cellulaire et vers celui-ci, le long de la surface des microtubules. 
Le transport axonal rapide
  • Il véhicule divers organites et matériaux qui forment les membranes de l'axolemme, des boutons synaptiques et des vésicules synaptiques.
  • Des particules qui retournent vers le corps cellulaire sont dégradées ou recyclées, alors que d'autres influent sur la croissance de ce dernier.
  • D'autres encore, telles que certains virus, peuvent même nuire au corps cellulaire. 

La classification des neurones 

  • Les différents neurones du corps sont classés selon leur structure et leur fonction.
  • La classification structurale tient compte du nombre de prolongements partant du corps cellulaire.
Les neurones multipolaires 
  • Possèdent généralement un certain nombre de dendrites et un axone . La plupart des neurones dans l'encéphale et dans la moelle épinière sont de ce type. 

hebergeur image

Les neurones bipolaires 
  • Ont une dendrite et un axone.
  • Ils se trouvent dans la rétine, l'oreille interne et l'aire olfactive de l'encéphale. 

hebergeur image

Les neurones unipolaires 
  • (pseudo-unipolaires) sont dotés d'un seul prolongement issu du corps cellulaire.
  • Ce sont toujours des neurones sensitifs. 

hebergeur image

  • La classification fonctionnelle tient compte du sens de propagation de l'influx nerveux. 
  • Les neurones afférents: 
    • transmettent des influx nerveux sensoriels depuis des  récepteurs situés dans la peau, les organes des sens, les muscles, les articulations et les viscères jusqu'à l'encéphale et à la moelle épinière. 
  • Les neurones efférents:
    • véhiculent les  influx nerveux moteurs depuis l'encéphale et la moelle épinière jusqu'aux effecteurs, soit les muscles ou les glandes. 
  • Les neurones d'association, ou interneurones:
    • transmettent les influx nerveux d'un neurone à un autre.
    • La plupart (90 %) des neurones du corps sont des neurones d'association.
    • Les nerfs rachidiens et crâniens contiennent des fibres qui relèvent de sept catégories fonctionnelles, soit quatre afférentes et trois efférentes. 

la neurophysiologie 

  • La communication par neurones dépend de deux propriétés fondamentales de leur membrane plasmique.
  • En premier lieu, il existe une tension électrique appelée potentiel de repos membranaire à travers la membrane.
  • En second lieu, leur membrane plasmique contient divers canaux ioniques (pores) qui peuvent être ouverts ou  fermés.
  • Si ces derniers sont ouverts, des ions spécifiques situés dans le liquide intracellulaire (cytosol) ou extracellulaire peuvent traverser la membrane.
  • Une partie de la protéine qui forme ce canal peut agir comme une barrière ou comme une porte et s'ouvrir ou se fermer sur demande.
  • Selon les types de canaux présents, une partie d'un neurone peut produire soit des potentiels gradués soit des potentiels d'action  (influx nerveux). 

le potentiel de repos membranaire 

  • Le potentiel de repos membranaire résulte d'une faible accumulation de charges négatives sur la face interne de la membrane et d'une égale accumulation de charges positives sur la face externe . 

hebergeur image

 

  • Cette séparation de charges électriques positives et négatives constitue une forme d'énergie potentielle mesurée en volts ou en millivolts (1 mV = 1/1000 V).
  • Plus la différence de charge de part et d'autre de la membrane est importante, plus le potentiel de membrane (la tension) est élevé(e). 
  • Dans les neurones, le potentiel de repos varie entre -40 et -90 mV. La valeur usuelle est de -70 mV.
  • Le signe moins signifie que la charge est négative à l’intérieur par rapport à l’extérieur. 
  • Une cellule qui présente un potentiel de  membrane est dite polarisée.
  • La plupart des cellules corporelles sont polarisées, et la tension de la membrane varie entre +5 mV et -100 mV dans divers types de cellules.
  • Le potentiel de repos ressemble au voltage d'une batterie.
  • Si l'on relie les bornes positive et négative de celle-ci avec un fil métallique, un flux d'électrons passe le long du fil.
  • Le flux de charge électrique est appelé le courant.
  • Dans une cellule vivante, les ions plutôt que les électrons  transportent la majeure partie du courant. 
  • Vu que la double  couche phospholipidique de la membrane plasmique est un bon isolant, les principales voies réservées au flux de courant à travers la membrane se trouvent dans les canaux ioniques.
  • Donc, lorsque ces derniers s'ouvrent ou se ferment dans la membrane plasmique, un flux de courant se produit, ce qui change le potentiel de membrane. 
  • Il existe deux facteurs principaux qui contribuent au  potentiel de repos membranaire. 
  1. La répartition d'ions à travers la membrane plasmiqueLes principaux anions et cations sont différents à l'extérieur et à l'intérieur de la cellule. Le liquide extracellulaire est riche en Na+ et en CL-. En revanche, dans le liquide  intracellulaire, le principal cation est K+ et les deux anions dominants sont les phosphates organiques et les acides aminés dans les protéines.
  2. La perméabilité relative de la membrane plasmique au Na+ et au K+. La perméabilité de la membrane plasmique au K+ est de 50 à 100 fois supérieure à celle du Na+ dans un neurone ou une fibre musculaire, au repos. 

Les canaux ioniques 

  • Il existe deux principaux types de canaux ioniques ;
    • Les  canaux de fuite sont toujours ouverts,
    • Alors que les canaux à ouverture périodique s'ouvrent et se ferment en réaction à une certaine sorte de stimulus.
  • Vu que la membrane plasmique d'un neurone ou d'une fibre musculaire possède plus de canaux de fuite K+ que de canaux de fuite Na+, la perméabilité de la membrane au K+ est plus élevée.
  • 4 catégories de stimuli font actionner les canaux ioniques à ouverture périodique :
    • la tension,
    • les produits chimiques,
    • la pression mécanique
    • et la lumière. 
  •  Le premier type de canal ionique à ouverture périodique, appelé canal ionique voltage-dépendant (réglé par la tension), s'ouvre en réaction à une modification directe du potentiel (de la tension) de la membrane. 

hebergeur image

 

  •  La présence de ces canaux dans les membranes plasmiques des nerfs et des muscles donne à ces cellules la propriété d'excitabilité (d'irritabilité), c'est-à-dire la possibilité de réagir à certains stimuli par la production d'influx nerveux. 
  • La zone gâchette d'un neurone donné se trouve là où, sur la membrane, les canaux voltage-dépendants sont plus abondamment groupés.
  • Les canaux ioniques chimiquement dépendants s'ouvrent et se ferment, en réaction à un certain stimulus chimique.
hebergeur image
 
  • Une grande diversité de ligands chimiques, tels que les neurotransmetteurs, les hormones et les ions tels que H+ et Ca2+, règlent ces canaux. 
  • Ainsi, le neurotransmetteur qu'est l'acétylcholine ouvre les canaux à cation qui font passer Na+, K+ et Ca+. 
  • Les canaux ioniques chimiquement dépendants fonctionnent de deux façons principales.
  • Le produit chimique peut directement modifier la perméabilité de la membrane à un ou à plus d'un ion, comme dans l'exemple de l'acétylcholine. 
  • Autrement, il peut agir indirectement par l'intermédiaire aussi bien d'un type de protéine de la membrane appelé protéine G que d'un système de second messager qui utilise des molécules contenues dans le cytosol. 
  • Les hormones, de même que certains neurotransmetteurs, fonctionnent souvent par systèmes de seconds messagers.

Potentiel d'action (influx nerveux) dans un neurone

hebergeur image

  • Les canaux ioniques mécaniquement dépendants s'ouvrent ou se ferment, en réaction à une pression ou à une vibration mécanique telle que le toucher ou des ondes sonores.  
  • Finalement, les canaux ioniques réglés par la  lumière se ferment en réaction à la lumière.
  • Ces deux types de canaux se trouvent dans les récepteurs sensoriels qui décèlent les distorsions mécaniques ou la lumière. 
  • La présence de canaux ioniques réglés chimiquement, mécaniquement ou par la lumière dans une membrane  permet au stimulus approprié de provoquer la formation d'un potentiel gradué.
  • Ces réactions électriques varient en importance.
  • Elles sont plus grandes ou plus petites selon aussi bien le nombre de canaux ioniques à ouverture périodique qui se sont ouverts que leur durée d'ouverture. 
Modifications constatées dans les canaux voltage-dépendants pendant la dépolarisation et la repolarisation du potentiel d'action
a) Au repos: les canaux à Na+ voltage-dépendants et les canaux à K+ voltage-dépendants sont respectivement au repos et fermés, 

 

hebergeur image

 

b) La dépolarisation jusqu'au seuil (près de -55mV) ouvre les portes d'activation du canal à Na+. L'entrée de Na+ dépolarise davantage la membrane jusqu'à ce que cette dernière ait sa polarité inversée (l'intérieur devient plus positif que l'extérieur), 
hebergeur image
 
c) Plus lentement, la dépolarisation ouvre aussi les canaux à K+ voltage-dépendants, ce qui permet la sortie (l'expulsion) de K+. Au même moment, les portes d'inactivation du canal à Na+ se ferment.
La repolarisation commence.
hebergeur image
d) La sortie de K+ restaure le potentiel de repos. Les canaux de fuite et les pompes Na+/K+ qui maintiennent une faible concentration de Na+ à l'intérieur de la cellule ne sont pas indiqués dans cette figure où, en revanche, les nombres respectifs de Na+ qui entrent et de K+ qui sortent pendant un seul potentiel d'action ont été majorés
hebergeur image

La transmission aux synapses

  • Les synapses permettent d'intégrer et de filtrer l'information.
  • Certains signaux sont transmis, alors que d'autres sont bloqués.
  • Certaines maladies cérébrales et de nombreuses maladies mentales découlent d'une interruption de la communication synaptique.
  • C'est aussi aux synapses qu'agissent de nombreux médicaments qui affectent l'encéphale.
  • Ces derniers comprennent les substances thérapeutiques et les drogues.
  • Il existe deux types de synapses:
    • électriques
    • chimiques, 

 

Les synapses électriques

  • Dans une synapse électrique, le courant ionique passe directement d'une cellule à une autre, à travers les jonctions lacunaires.
  • Chacune de ces dernières contient près d'une centaine de structures protéiques tubulaires appelées connexons qui forment des tunnels destinés à relier le  cytosol des deux cellules ; le flux de courant ionique emprunte cette voie. 
hebergeur image

 

Les synapses électriques comportent deux avantages :

  1. Elles permettent la communication plus rapidement que les synapses chimiques, vu que les influx traversent les jonctions lacunaires,
  2. Elles peuvent synchroniser l'activité d'un groupe de neurones ou de fibres musculaires. L'utilité des potentiels d'action synchronisés dans le muscle lisse cardiaque ou viscéral est de produire la contraction coordonnée de ces fibres. Dans le SNC, le rôle des synapses électriques reste encore à découvrir.  

Les synapses chimiques 

  • Même si les neurones présynaptiques et postsynaptiques d'une synapse chimique sont proches, leurs membranes ne se touchent pas.
  • Ces dernières sont séparées par la fente  synaptique, un espace de 20- à 50-nm rempli de liquide extracellulaire. 
  • Même si les neurones présynaptiques et postsynaptiques d'une synapse chimique sont proches, leurs membranes ne se touchent pas.
  • Ces dernières sont séparées par la fente  synaptique, un espace de 20- à 50-nm rempli de liquide extracellulaire
 hebergeur image
 

L’ANATOMIE DE LA MOELLE ÉPINIÈRE 

La colonne vertébrale

  • La moelle épinière est située dans le canal rachidien de la colonne vertébrale

hebergeur image

Les méninges 

  • Les méninges sont des enveloppes de tissu conjonctif qui recouvrent la moelle épinière et l'encéphale et qui sont respectivement appelées méninges rachidiennes et crâniennes . 
  • La plus superficielle des trois méninges rachidiennes est la dure-mère, composée de tissu conjonctif dense irrégulier. 
  • La méninge intermédiaire est une enveloppe avasculaire appelée l'arachnoïde vu sa disposition en toile d'araignée de délicates fibres collagènes et de quelques fibres élastiques.
  • Elle est située sous la dure-mère et prolonge aussi l'arachnoïde de l'encéphale
  • La méninge la plus interne, la pie-mère (pia: délicat), est une mince couche transparente de tissu conjonctif qui adhère à la surface de la moelle épinière et de l'encéphale.
  • Les trois méninges rachidiennes recouvrent les nerfs  rachidiens jusqu'à leur sortie de la colonne vertébrale par les trous de conjugaison

hebergeur image

LA PHYSIOLOGIE DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

Les faisceaux sensitifs et moteurs 

  • Le nom d'un faisceau indique souvent sa position dans la substance blanche, où il commence et où il finit, de même que la direction de la conduction de l'influx nerveux. 
  • Ainsi, le faisceau spino-thalamique antérieur est situé dans le  cordon antérieur, prend naissance dans la moelle épinière et se termine dans le thalamus (une région du cerveau). 
  • L'information sensorielle en provenance des récepteurs monte le long de la moelle épinière jusqu'à l'encéphale, le long de deux principales routes situées de chaque côté de la moelle, soit les faisceaux spino-thalamiques et les faisceaux du cordon postérieur. 
  • Les faisceaux spino-thalamiques véhiculent les influx qui permettent de sentir
    • la douleur,
    • la température,
    • le toucher grossier (mal localisé)
    • et la pression intense. 
Les faisceaux de la corne postérieure, soit les faisceaux gracile et cunéiforme, transportent les influx  nerveux qui permettent.....
  1. la proprioception, soit la prise de conscience du mouvement des muscles, des tendons et des articulations,
  2. la sensation tactile, c'est-à-dire l'aptitude à sentir exactement quelle partie du corps est touchée,
  3. la perception discriminante de deux sensations tactiles par suite de la stimulation simultanée de deux points très rapprochés de la peau, 
  4. l'impression de vibrations.
  •  Avec l'aide de neurones d'association, le processus  d'intégration s'effectue non seulement dans une, mais dans  plusieurs régions du SNC : dans la moelle épinière, le tronc cérébral, le cervelet et les hémisphères cérébraux. 

hebergeur image

  • En conséquence, les réactions motrices qui produiront la contraction d'un muscle ou la  sécrétion d'une glande peuvent donc être déclenchées à l'un ou l'autre de ces niveaux d'intégration. 
  • La plus grande partie de la régulation des activités involontaires des muscles lisses, du muscle cardiaque et des glandes par le système nerveux autonome provient du tronc cérébral et d'une  région voisine de l'encéphale : hypothalamus. 
  • Les faisceaux pyramidaux (latéral, antérieur et cortico-bulbaire) véhiculent les influx nerveux destinés à provoquer des mouvements précis et volontaires des muscles squelettiques. 
  • Les faisceaux extrapyramidaux (rubro-spinal et tecto-spinal, ainsi que le faisceau vestibulo-spinal)
    • transportent les influx nerveux qui programment les mouvements automatiques,
    • aident à  coordonner les mouvements corporels avec les stimuli visuels,
    • maintiennent le tonus des muscles squeletiques et la posture.
    • jouent un rôle important dans l'équilibre en réglant le tonus musculaire en réponse aux mouvements de la tête.  

Les réflexes 

  • L'autre fonction principale de la moelle épinière, liée à  l'homéostasie, est de constituer un centre d'intégration des réflexes spinaux.
  • Les réflexes sont des réactions rapides, prévisibles et automatiques face à des changements extérieurs, et qui permettent de maintenir l'homéostasie. 
  • Les personnes sont surtout conscientes des réflexes somatiques associés à la contraction des muscles squelettiques.
  • Toutefois, les réflexes viscéraux (autonomes), qui ne sont pas généralement perçus consciemment sont aussi importants; ils mettent en jeu les réactions des muscles lisses, du muscle cardiaque et des glandes. 
  • Les personnes sont surtout conscientes des réflexes somatiques associés à la contraction des muscles squelettiques.
  • Toutefois, les réflexes viscéraux (autonomes), qui ne sont pas généralement perçus consciemment sont aussi importants; ils mettent en jeu les réactions des muscles lisses, du muscle cardiaque et des glandes.
 hebergeur image
L'arc réflexe et l'homéostasie
  • La voie nerveuse la plus simple est un arc réflexe.
  • Celui-ci comporte les cinq composants fonctionnels  suivants.
  1. Un récepteur. 
  2. Un neurone sensitif.
  3. Un centre d'intégration.
  4. Un neurone moteur.
  5. Un effecteur. 
hebergeur image
Le réflexe d'étirement
  • Le réflexe d'étirement est un arc réflexe monosynaptique.
  • Seuls deux types de neurones (un sensitif et un moteur)  interviennent, et il n'existe qu'une synapse dans la voie  nerveuse .
    • Ex: L'un de ces réflexes est le réflexe rotulien qui provoque l'extension de la jambe si l'on percute le ligament rotulien. 
  • Dans cet arc reflexe, l'influx nerveux sensoriel pénètre dans la moelle épinière du même côté où l'influx nerveux moteur la quitte.
  • Cette disposition est appelée un arc réflexe ipsilatéral (homolatéral).
  • Tous les arcs réflexes monosynaptiques sont ipsilatéraux.
  • En plus de maintenir un tonus musculaire approprié, le réflexe d'étirement rajuste le fonctionnement musculaire pendant l'exercice physique.
  • Puisque le stimulus du réflexe est l'étirement musculaire, ce réflexe aide aussi à prévenir les blessures en s'opposant à l'étirement exagéré des muscles

hebergeur image

Le réflexe tendineux

  • Alors que le réflexe d'étirement agit comme mécanisme de rétroaction qui règle la longueur d'un muscle grâce à la  contraction musculaire, le réflexe tendineux agit de la même  façon sur la tension musculaire en provoquant le relâchement musculaire. 

hebergeur image

hebergeur image

 

Réflexe de flexion ou de retrait.

Cet arc réflexe est polysynaptique et ipsilatéral. 

hebergeur image

Réflexe d'extension croisée.

Le réflexe de flexion est illustré à la gauche du diagramme pour montrer de quelle façon

il est lié au réflexe d'extension croisée à la droite du diagramme.

L'ENCÉPHALE 

  • Le traitement de l'information par le système nerveux central (SNC) s'effectue à différents niveaux.
  • les réactions réflexes localisées à des informations sensorielles prennent racine dans la moelle épinière.
  • Les régions inférieures de l'encéphale, notamment le tronc cérébral, les noyaux gris centraux et le cervelet, contrôlent la plupart des activités corporelles inconscientes : la régulation de la pression artérielle, de la fréquence respiratoire, du tonus musculaire, ainsi que la coordination des mouvements corporels  inconscients tels la posture et l'équilibre.
  • A un niveau supérieur, le cerveau intègre les activités conscientes, traite et emmagasine l'information (l'apprentissage et la mémoire), et fournit les circuits nécessaires aux processus de la pensée abstraite

La protection et les enveloppes 

  • javascript:void(0);
  • L'encéphale est protégé par les os du crâne et les méninges crâniennes.
  • Les méninges crâniennes, qui entourent l'encéphale, sont en continuité avec les méninges rachidiennes. Elles ont la même structure et portent le même nom que les méninges rachidiennes soit, de l'extérieur vers l'intérieur,
    • la dure-mère, 
    • l'arachnoïde
    • et la pie-mère. 

 hebergeur image

Le liquide céphalo-rachidien (LCR)

  • L'encéphale et la moelle épinière sont alimentés et protégés par le liquide céphalo-rachidien (LCR).
  • Ce liquide circule continuellement dans l'espace sous-arachnoïdien (entre l'arachnoïde et la pie-mère) autour de l'encéphale et de la moelle épinière, de même que dans les cavités cérébrales de l'encéphale.
  • Les ventricules sont des cavités cérébrales remplies de liquide céphalo-rachidien.
  • Chaque ventricule latéral, au nombre de deux, est situé dans un hémisphère cérébral.
  • Le troisième ventricule, une fente verticale centrale, se trouve entre et en dessous des moitiés gauche et droite du thalamus, et entre les ventricules latéraux. Le quatrième ventricule est situé entre le cervelet et le tronc cérébral. 

hebergeur image

 

hebergeur image

  •  Le système nerveux central contient au total entre 80 et 150 ml de liquide céphalo-rachidien.
  • Ce dernier est un liquide clair constitué de glucose, de protéines, d'acide lactique, d'urée, de cations (Na+, K+, Ca2+, Mg2+), et d'anions (Cl" et HCO3-). Il renferme également quelques lymphocytes.
  • Le LCR contribue à l'homéostasie de trois façons principales :
  1. La protection mécanique. Le liquide sert de coussin amortisseur.
  2. La protection chimique.
  3. La circulation.

hebergeur image

  •  Les plexus choroïdes (chorion : délicat) sont des réseaux de capillaires (des vaisseaux sanguins microscopiques)  logés dans les parois des ventricules.
  • Les  capillaires sont couverts par des cellules épendymaires qui forment le liquide céphalo-rachidien à partir de plasma sanguin et ce, par des processus de filtration et de sécrétion.

hebergeur image

L'irrigation sanguine 
  • L'encéphale reçoit une quantité importante d'oxygène et de nutriments des vaisseaux sanguins qui forment le cercle  artériel cérébral (cercle de Willis).
  • Les vaisseaux sanguins qui se rendent à l'encéphale longent la surface de l'encéphale et, lorsqu'ils pénètrent à l'intérieur, ils s'enveloppent d'une gaine lâche de pie-mère.
  • L'encéphale ne représente que 2 % du poids du corps, mais consomme au repos environ 20 % de tout l'oxygène.
  • La quantité d'oxygène qu'il utilise varie selon l'intensité de l'activité mentale. Lorsque l'activité neuronale augmente dans une région de l'encéphale, la circulation sanguine dans celle-ci s'accroît également. 

L'anatomie et la physiologie du tronc cérébral 

Le bulbe rachidien

  • Forme la partie inférieure du tronc cérébral.
  • Par rapport aux autres parties de l'encéphale, il est situé juste au-dessus du trou occipital et se prolonge vers le haut jusqu'à la région inférieure de la protubérance (pont), sur une distance d'environ 3 cm.
  • Le bulbe contient tous les faisceaux ascendants et  descendants qui relient la moelle épinière à diverses parties de l'encéphale.

 Le bulbe rachidien (pyramides)

  •  Certains faisceaux s'entrecroisent lorsqu'ils traversent le bulbe rachidien.
  • On distingue, sur la face ventrale du bulbe, deux structures triangulaires appelées pyramides qui sont composées des plus gros faisceaux moteurs, qui passent de la région externe du cerveau (cortex cérébral) à la moelle épinière.
  • La plupart des fibres des pyramides droite et gauche se croisent et passent du côté opposé du bulbe, juste un peu avant sa jonction avec la moelle épinière.
  • Ce croisement est appelé décussation des pyramides. 
hebergeur image

hebergeur image

Le bulbe rachidien (noyaux graciles et cunéiformes)

  • Sur la face dorsale du bulbe se trouvent deux paires de noyaux proéminents (des masses de substance grise faites de corps cellulaires et de dendrites dans le SNC).
  • Ce sont les noyaux graciles ( gracilis : mince) et les noyaux  cunéiformes {cunéus : coin), droits et gauches. 
  • Ces noyaux reçoivent les fibres sensorielles des faisceaux ascendants (faisceau gracile et faisceau cunéiforme, droits et gauches) de la moelle épinière et relayent l'information sensorielle au côté opposé vers le thalamus.
  • L'information traverse le thalamus pour atteindre les aires sensitives du cortex cérébral. 
  • Certaines régions du bulbe contrôlent également plusieurs fonctions vitales de l'organisme.
  • Le centre cardiovasculaire règle la fréquence et la force des battements du cœur, ainsi que le diamètre des vaisseaux sanguins .
  • Le centre respiratoire régularise la fréquence respiratoire.
  • D'autres centres du bulbe rachidien règlent des fonctions telles que la déglutition, la toux, le vomissement, l'éternuement et le hoquet. 

Le bulbe rachidien (nerfs crâniens)

  • Le bulbe rachidien contient aussi les noyaux d'origine de plusieurs paires de nerfs crâniens .
  • Les nerfs crâniens, comme les nerfs rachidiens, font partie du système nerveux périphérique.
  • Dix des douze paires de nerfs crâniens prennent naissance dans le tronc cérébral mais tous quittent le crâne par des ouvertures qui s'y trouvent. Tous les nerfs crâniens sont désignés par un chiffre romain de I à XII et par un nom .
  • Les chiffres romains indiquent l'ordre, d'avant en arrière, dans lequel les nerfs sortent de l'encéphale ; les noms indiquent leur  distribution ou leur fonction. 
  • Certains nerfs ne renferment que des fibres sensitives ; ce sont des nerfs sensitifs.
  • Les autres sont formés à la fois de fibres motrices et de fibres sensitives et sont appelés nerfs mixtes, quoique certains aient surtout une fonction motrice.
  • Les corps cellulaires des fibres sensitives sont situés à  l'extérieur de l'encéphale, tandis que ceux des fibres motrices se trouvent dans des noyaux logés dans l'encéphale .
  • Les fibres motrices comprennent à la fois des fibres efférentes somatiques et autonomes.

 hebergeur image

hebergeur image

 

Nerf (type) 

Emplacement 

Fonction et application clinique 

Olfactif (I)

(sensitif) 

Provient de la muqueuse olfactive, traverse les trous de (sensitif) la lame criblée de l'os ethmoïde et se termine dans le bulbe olfactif. Faisant suite au bulbe, le tractus olfactif suit deux voies séparées pour gagner les aires olfactives primaires du cortex cérébral. 

Fonction : Olfaction.

Application clinique : l’anosmie, perte de l'odorat, peut provenir d'une fracture de la lame criblée de l'os ethmoïde ou d'une lésion le long de la voie olfactive. 

Optique (II)

(sensitif) 

Prend naissance dans la rétine de l'œil, traverse le canal (sensitif) optique, forme le chiasma optique, passe par le tractus optique et se termine dans le noyau géniculé latéral du thalamus. Les projections s'étendent depuis le thalamus jusqu'à l'aire visuelle du cortex cérébral. 

Fonction : Vision.

Applicationclinique: Les fractures de l'orbite, les lésions le long de la voie visuelle et les maladies du système nerveux peuvent entraîner des défauts du champ visuel et une perte d'acuité visuelle. Une vision déficiente est appelée anopsie. 

Oculo-moteur commun (III)

(mixte, principalement moteur) 

Partie motrice : Prend origine dans le mésencéphale, traverse la fissure orbitaire supérieure et innerve le muscle releveur de la paupière supérieure et quatre muscles extrinsèques du globe oculaire (muscle droit supérieur, droit médial, droit inférieur, et muscle oblique inférieur) ; les fibres parasympathiques innervent le muscle ciliaire du globe oculaire et le muscle sphincter de l'iris.

Partie sensitive : Est formée de fibres afférentes des propriocepteurs des muscles du globe oculaire ; elles traversent la fissure orbitaire supérieure et se terminent dans le mésencéphale. . 

Fonction motrice : Mouvements de la paupière et du globe oculaire, accommodation du cristallin pour la vision rapprochée et constriction de la pupille. Fonction sensitive: Sensibilité musculaire (proprioception).

Application clinique : La lésion du nerf cause le strabisme loucherie), la ptôse abaissement anormal de la paupière supérieure), la dilatation de la pupille, le déplacement vers le bas et vers l'extérieur du globe oculaire du côté endommagé, une perte de l'accommodation pour la vision rapprochée et la diplopie (vision double). 

Trochléaire (IV)

(mixte, principalement moteur) 

Partie motrice : Provient du mésencéphale, traverse la fissure orbitaire supérieure et innerve le muscle oblique supérieur, un muscle extrinsèque du globe oculaire,

Partie sensitive : Est formée de fibres afférentes issues des propriocepteurs du muscle oblique supérieur ; elles traversent la fissure orbitaire supérieure et se terminent dans le mésencéphale

Fonction motrice : Mouvements du globe oculaire.

Fonction sensitive : Sensibilité musculaire (proprioception).

Application clinique : La paralysie du nerf trochléaire entraîne la diplopie et le strabisme. 

Trijumeau (V)

(mixte) 

Partie motrice : Partie de la branche mandibulaire qui provient de la protubérance, traverse le trou ovale et se termine dans les muscles de la mastication (ventre antérieur des muscles digastrique et mylohyoïdien).

Partie sensitive : Comprend trois branches

  1. la branche ophtalmique qui contient les fibres sensitives en provenance de la peau au-dessus de la paupière supérieure, du globe oculaire, des glandes lacrymales, de la cavité nasale, du côté nez, du front et de la moitié antérieure du cuir chevelu, et qui traverse la fissure orbitaire  supérieure 
  2. la branche maxillaire qui contient les fibres  sensitives en provenance de la muqueuse nasale, du palais, d'une partie du pharynx, des dents et de la lèvre supérieure, et de la paupière inférieure, et qui traverse le trou rond ;
  3. la branche mandibulaire qui contient les fibres sensitives somatiques(sans le sens gustatif) en provenance des deux tiers antérieurs de la langue, des dents  inférieures, de la peau qui couvre la mandibule de la joue et de sa muqueuse interne, et du côté de la tête devant l'oreille, et qui traverse le trou ovale. Les trois branches se terminent dans la protubérance. La partie sensitive comprend aussi les fibres sensitives en provenance des propriocepteurs des muscles de la mastication. 

Fonction motrice : Mastication.

Fonction sensitive : Conduit les sensations tactiles, douloureuses et thermiques en provenance des structures innervées ; sensibilité musculaire (proprioception).

Application clinique: La lésion du nerf entraîne la paralysie des muscles de la mastication et la perte des sensations tactiles et thermiques. La névralgie (ou douleur) d'une ou de plusieurs branches du nerf est appelée névralgie essentielle du trijumeau (tic douloureux de la face). . 

 

Oculo-moteur externe (VI)

(mixte, principalement moteur) 

Partiemotrice: Provient de la protubérance, traverse la fissure orbitaire supérieure et innerve le muscle droit latéral, un muscle extrinsèque du globe oculaire,

Partiesensitive: Est formée de fibres sensitives en provenance des propriocepteurs du muscle droit latéral ;elles traversent la fissure orbitaire supérieure et se terminent dans la protubérance. 

Fonction motrice: Mouvement du globe oculaire.

Fonction sensitive : Sensibilité musculaire (proprioception).

Application clinique : Une lésion empêche le globe oculaire atteint de se déplacer vers l'extérieur au-delà du point central ; l'œil est habituellement dirigé vers l'intérieur. 

 

Facial (VII)

(mixte) 

Partie motrice: Prend origine dans la protubérance, traverse le trou stylo-mastoïdien et innerve les muscles dela face, du cuir chevelu et du cou ; les fibres parasympathiques innervent les glandes lacrymales, sublinguales,submandibulaires, nasales et palatines.

Partie sensitive: Prend origine dans les bourgeons gustatifs des deux tiers antérieurs de la langue, traverse le trou stylo-mastoïdien et se termine dans le ganglion géniculé, un noyau de la protubérance qui envoie les fibres au thalamus qui les relie ensuite aux aires gustatives primaires du cortex cérébral. Elle comprend aussi les fibres afférentes des propriocepteurs des muscles de la face et du cuir chevelu. 

 Fonction motrice : Sécrétions lacrymale et salivaire, et expression faciale.

Fonction sensitive : Sensibilité musculaire, goût.

Application clinique : Une lésion entraîne la paralysie des muscles de la face, appelée paralysie de Bell, et la perte du goût ; les yeux demeurent constamment ouverts, même durant le sommeil. 

 

Vestibulo-cochléaire (VIII)

(sensitif) 

Branchecochléaire: Provient de l'organe de Corti, forme le ganglion spiral, passe par des noyaux du bulbe rachidien et se termine dans le thalamus. Les fibres font synapse avec les neurones chargés de relayer les influx nerveux aux aires auditives du cortex cérébral.

Branchevestibulaire: Provient des canaux semi- circulaires, du saccule et de l'utricule, puis forme le ganglion vestibulaire ; les fibres se terminent dans la protubérance et le cervelet. 

Fonction de la branche cochléaire : Conduit les influx nerveux reliés à l'audition.

Fonction de la branche vestibulaire : Conduit les influx nerveux reliés à l'équilibre.

Application clinique : La lésion de la branche cochléaire entraîne des acouphènes (bourdonnements, tintements d'oreille) ou la surdité. La lésion de la branche vestibulaire peut provoquer le vertige, l’ataxie et le nystagmus (mouvement rapide et involontaire du globe oculaire). 

 

Glosso-pharyngien (IX)

(mixte) 

Partie motrice : Provient du bulbe rachidien, traverse le trou jugulaire et innerve le muscle stylo-pharyngien ; les fibres parasympathiques innervent la glande parotide.

Partie sensitive : Provient des bourgeons gustatifs du tiers postérieur de la langue et du sinus carotidien, traverse le trou jugulaire, puis se termine dans le bulbe rachidien. Elle comprend aussi les fibres afférentes en provenance des récepteurs sensoriels somatiques du tiers postérieur de la langue et des propriocepteurs du muscle de la déglutition innervé. 

Fonction motrice : Sécrétion de salive.

Fonction sensitive : Goût et régulation de la pression sanguine ; sensibilité musculaire (proprioception).

Application clinique : Des lésions provoquent des difficultés de déglutition, la diminution de la sécrétion de salive, la perte de sensibilité de la gorge et la perte du goût. 

 

Vague (X)

(mixte) 

Partie motrice : Provient du bulbe rachidien, traverse le trou jugulaire et se termine dans les muscles des voies respiratoires, les poumons, l'œsophage, le cœur, l'estomac, l'intestin grêle, la majeure partie du côlon et la vésicule biliaire ; les fibres parasympathiques innervent les muscles involontaires et les glandes du tube digestif.

Partie sensitive : Prend origine dans les mêmes organes innervés par les fibres motrices, traverse le trou jugulaire, et se termine dans le bulbe rachidien et la protubérance. Elle comprend aussi les fibres afférentes en provenance des propriocepteurs situés dans les muscles innervés. 

Fonction motrice : Contraction et relaxation des muscles lisses ; sécrétion des substances digestives.

Fonction sensitive : Sensations en provenance des organes innervés et sensibilité musculaire (proprioception).

Application clinique : Une lésion des deux nerfs dans la partie supérieure du corps perturbe la déglutition, paralyse les cordes vocales et rend insensibles plusieurs organes. 

Accessoire (XI) (mixte principalement moteur)

Partie motrice : Formée d'une partie crânienne et d'une, partie rachidienne (spinale). La partie crânienne prend
naissance dans le bulbe rachidien, traverse le trou
jugulaire, et innerve les muscles volontaires du pharynx,
du larynx et du palais mou. La partie rachidienne
provient de la corne antérieure des cinq premiers
segments cervicaux de la moelle épinière, traverse le trou jugulaire, et innerve les muscles sterno-cléido-mastoïdien et trapèze.
Partie sensitive : Formée de fibres afférentes en
provenance des propriocepteurs situés dans les muscles innervés ; elles passent par le trou jugulaire.
 
Fonction motrice : La partie crânienne règle les mouvements de déglutition ; la partie rachidienne, les mouvements de la tête.
Fonction sensitive : Sensibilité musculaire
(proprioception).
Application clinique : Une lésion provoque la paralysie du muscle sterno-cléido-mastoïdien et du trapèze, qui empêche la rotation de la tête et le haussement des
épaules.
 

Hypoglosse (XII) (mixte, principalement moteur)

Partie motrice : Provient du bulbe rachidien, traverse le canal de l'hypoglosse et innerve les muscles de la langue.
Partie sensitive : Formée de fibres afférentes en
provenance des propriocepteurs des muscles de la
langue ; elles passent par le canal de l'hypoglosse et se terminent dans le bulbe rachidien.
 
Fonction motrice : Mouvements de la langue durant la déglutition et l'élocution.
Fonction sensitive : Sensibilité musculaire
(proprioception).
Application clinique : Une lésion entraîne des troubles de mastication, d'élocution et de déglutition.
Lorsque la langue est tirée, elle s'enroule vers le côté affecté qui s'atrophie, rétrécit et se creuse de profonds sillons.
 

La protubérance (pont) 

  • Elle est située directement au-dessus du bulbe rachidien et devant le cervelet. Elle mesure environ 2,5 cm de longueur.
  • Elle relie la moelle épinière à l'encéphale, et diverses parties de l'encéphale entre elles. Ces liens sont assurés par des fibres qui courent dans deux directions principales.
  • Les fibres transverses sont des faisceaux pairs de fibres qui relient les côtés droit et gauche du cervelet et qui sont appelés pédoncules cérébelleux moyens.
  • La protubérance renferme d'autres noyaux importants: le centre pneumotaxique et le centre apneustique.
  • Ces noyaux, conjointement avec le centre respiratoire bulbaire, aident à contrôler la respiration. 

La formation réticulée 

  • Une grande partie du tronc cérébral (le bulbe rachidien, la protubérance et le mésencéphale) est constituée de petites régions de substance grise dispersées parmi les fibres de substance blanche : c’est la formation réticulée.
  • La formation réticulée exerce des fonctions sensorielles et motrices. Elle reçoit de l'information des régions cérébrales supérieures qui contrôlent les muscles squelettiques et contribue grandement à la régulation du tonus.
  • Elle éveille également le cortex à l'envoi des signaux sensoriels (rôle dans le réveil et le maintien de l'état de conscience). 

Le mésencéphale 

  • Le mésencéphale (meso: moyen; enkephalos: cerveau) s'étend depuis la protubérance jusqu'à la partie inférieure du diencéphale. Il mesure environ 2,5 cm de longueur.
  • La région ventrale du mésencéphale contient une paire de faisceaux de fibres appelée pédoncules cérébraux (renferment des fibres motrices et des fibres sensorielles)
  • Une paire de faisceaux de fibres, appelée pédoncules  cérébelleux supérieurs, relie le mésencéphale au cervelet.  
  • La région dorsale du mésencéphale, appelée tectum (tec-tum : toit), présente quatre éminences arrondies : les tubercules quadrijumeaux.
  • Deux de ces éminences, les tubercules supérieurs, servent de centres réflexes pour les mouvements des globes oculaires, de la tête et du cou en réaction à des stimuli visuels ou autres.
  • Les deux éminences inférieures appelées tubercules inférieurs servent de centres réflexes pour les mouvements de la tête et du tronc en réaction à des stimuli auditifs. 
  • Le lemniscus médial (leminiscus : ruban), qui traverse le bulbe rachidien, la protubérance et le mésencéphale, est une bande de fibres myélinisées contenant les axones qui  conduisent les influx nerveux du toucher discriminatif, de la sensibilité proprioceptive, de la pression et des vibrations depuis le bulbe jusqu'au thalamus. 
hebergeur image
 

Le diencéphale

  • Le diencéphale (dia : à travers ; enkephalos : tête) est principalement formé du thalamus et de l'hypothalamus. 

Le thalamus 

  • Le thalamus (thalamos : chambre interne) est une structure ovoïde, d'environ 3 cm de longueur, située au-dessus du  mésencéphale.
  • Le thalamus est le principal centre relais qui permet aux influx sensoriels en provenance de la moelle épinière, du tronc cérébral, du cervelet et de quelques autres parties de l'encéphale d'atteindre le cortex cérébral. Il permet d'apprécier sommairement certaines sensations, telles que la douleur, la température et la pression.
  • La localisation précise de ces sensations dépend des influx nerveux relayés depuis le thalamus jusqu'au cortex cérébral.

hebergeur image

hebergeur image

L'hypothalamus 

  • L'hypothalamus (hypo : au-dessous) est une petite partie du diencéphale située sous le thalamus.
  • L'hypothalamus ne possède pas de barrière  hématoencéphalique.
  • Il forme le plancher et une partie des parois latérales du troisième ventricule. Il est en partie protégé par la selle turcique de l'os sphénoïde.
  • L'hypothalamus est  divisé en une douzaine de noyaux environ, répartis dans quatre régions principales 
  1. La région mamillaire : petits corps arrondis qui servent de centres relais pour les réflexes reliés à l'odorat.
  2. La région tubérale. Elle est constituée de neurones qui synthétisent les hormones régulatrices hypothalamiques. Ces dernières sont libérées dans les réseaux de capillaires de l'éminence médiane et contrôlent les sécrétions hormonales du lobe antérieur de l'hypophyse (adénohypophyse). 
  3. La région supra-optique : Ce faisceau transporte des hormones (l'ocytocine et l'hormone antidiurétique) formées dans les noyaux jusqu'à l'hypophyse postérieure où elles sont stockées et libérées.
  4. La région pré-optique. Située en avant de la région supra-optique, elle est souvent considérée comme une partie de l'hypothalamus en raison du fait qu'elle participe à la régulation de certaines activités autonomes de concert avec celui-ci. 

hebergeur image

  • Les principales fonctions remplies par l'hypothalamus sont les suivantes : 
  1. Il contrôle et intègre les activités du système nerveux autonome (SNA) qui règle la contraction des muscles lisses et du muscle cardiaque, de même que les  sécrétions d'un grand nombre de glandes. Avec l'aide du  système nerveux autonome, l'hypothalamus agit comme  régulateur principal des activités viscérales, telles la fréquence cardiaque, le mouvement des aliments à  l'intérieur du tube digestif et les contractions de la vessie.
  2. Il est associé aux réactions de rage et d'agression.
  3. Il régularise la température corporelle. 
  4. Il contrôle l'alimentation par deux centres. Le centre de la faim est responsable de la sensation de faim.  Lorsqu'une quantité suffisante de nourriture a été  ingérée, le centre de la satiété est stimulé et envoie des influx nerveux qui inhibent le centre de la faim.
  5. Il contient un centre de la soif. Quand certaines cellules de l'hypothalamus sont stimulées par l'augmentation de la pression osmotique du liquide extracellulaire, elles produisent la sensation de soif. Si la soif est étanchée, la pression osmotique revient à la normale.
  6. Il constitue l'un des centres responsables du maintien des états de veille et de sommeil. 

Le cerveau 

  • Le cerveau est supporté par le diencéphale et le tronc cérébral, et constitue la majeure partie de l'encéphale
  • Sa surface est composée de substance grise, de 2 à 4 mm d'épaisseur, que l'on appelle cortex cérébral (cortex : écorce).
  • Le cortex est formé de milliards de neurones. Sous le cortex se trouve la substance blanche cérébrale. 

hebergeur image

Les lobes du cerveau

  • Chaque hémisphère cérébral est divisé en quatre lobes par des sillons ou des fissures.
  • Les lobes frontal, pariétal, temporal et occipital portent le nom des os qui les recouvrent

La substance blanche

  • La substance blanche, située sous le cortex, est formée d'axones myélinisés qui se projettent dans trois directions principales
  1. Les fibres d'association : relient entre eux et transmettent les influx entre les gyri (circonvolutions) du même hémisphère.
  2. Les fibres commissurales : transmettent les influx nerveux des gyri d'un hémisphère aux gyri correspondants de l'hémisphère opposé. Les trois principaux groupes de fibres commissurales sont
    • le corps calleux,
    • la  commissure antérieure
    • la commissure postérieure.  
  3. Les fibres de projection : forment des faisceaux  ascendants et descendants qui transmettent les influx nerveux du cerveau et des autres parties de l'encéphale vers la moelle épinière, ou de la moelle épinière vers l'encéphale. 

Les noyaux gris centraux

  • Les noyaux gris centraux représentent des groupes de noyaux logés à l'intérieur de chaque hémisphère cérébral .
  • Le corps strié (corpus : corps ; stria-tum: strié) est le plus volumineux de ces noyaux.
  • Contrôlent les mouvements automatiques des muscles  squelettiques, tels le balancement des bras pendant la marche.
  • Intervient dans la régulation du tonus musculaire nécessaire à la réalisation de mouvements particuliers. 

hebergeur image

Le système limbique 

  • Entourant le tronc cérébral, le système limbique (limbique : lisière) est formé d'un anneau de structures situées sur le bord interne du cerveau et sur le plancher du diencéphale.
  • Le système limbique intervient dans les aspects émotifs du comportement relié à la survie. L'hippocampe et  certaines parties du cerveau jouent aussi un rôle dans la mémoire.
  • Grâce à cette relation, les événements qui provoquent une forte réaction émotive sont enregistrés dans la mémoire beaucoup plus efficacement que ceux qui ne le sont pas. 

hebergeur image

Les aires fonctionnelles du cortex cérébral

  • De façon générale, le cortex est divisé en aires.
  • Les aires sensitives reçoivent et interprètent les influx afférents, les aires motrices contrôlent l'activité musculaire et les aires d'association (associatives) se chargent de fonctions  d'intégration plus complexes telles que la mémoire, les émotions, la raison, la volonté, le jugement, les traits de la personnalité et l'intelligence. 

hebergeur image

Le cervelet 

  • Il occupe de la cavité crânienne. Il est situé, plus précisément, derrière la bulbe rachidien et la protubérance, sous les lobes  occipitaux du cerveau la région inférieure et postérieure
  • Il est séparé du cerveau par la fissure transverse et par la tente du cervelet, un prolongement de la dure-mère crânienne. La tente du cervelet entoure partiellement les sinus transverses (veines) et supporte les lobes occipitaux des hémisphères cérébraux. 
  • Le cervelet compare le mouvement désiré, tel que défini par les aires motrices de l'encéphale (le cerveau et les noyaux gris centraux) à ce qui se passe vraiment.
  • Le cervelet est un centre moteur de l'encéphale qui reçoit  constamment de l'information sensorielle en provenance des propriocepteurs des muscles, des tendons et des articulations, des récepteurs de l'équilibre et des récepteurs visuels des yeux.
  • Si les muscles squelettiques ne répondent pas aux intentions des aires motrices, le cervelet détecte la fluctuation et  renvoie des signaux à ces aires afin de stimuler ou d'inhiber l'activité des muscles squelettiques.
  • Cette interaction aide à faciliter et à coordonner des séquences complexes de contractions des muscles squelettiques.
hebergeur image
hebergeur image

LES NEUROTRANSMETTEURS DE L'ENCÉPHALE  

•L'encéphale contient environ 50 substances qui sont  reconnues comme neurotransmetteurs ou qui pourraient l'être.
•Cette liste s'allonge chaque année, alors que de nouvelles techniques cytologiques confirment la présence d'une gamme importante de neurotransmetteurs probables. 

1. L'acétylcholine (ACh). 

•Selon la nature des récepteurs postsynaptiques,
•l'ACh peut avoir un effet excitateur ou inhibiteur dans l'encéphale. 

2. Les acides aminés. 

•Les acides aminés glutamate et aspartate sont des neurotransmetteurs excitateurs de l'encéphale.
•L'acide gamma-aminobutyrique (GABA) est le neurotransmetteur inhibiteur le plus répandu de l'encéphale. 

3. Les aminés biogènes.

•Certains acides aminés sont modifiés et décarboxylés (élimination du groupement carboxyle) afin de produire des aminés biogènes.
•Parmi ceux-ci, dans l'encéphale, on trouve la noradrénaline, l'adrénaline, la dopamine, la sérotonine, et l'histamine.
•Selon le type de récepteur (il en existe trois différents types ou plus pour chaque aminé), ils peuvent provoquer un effet excitateur ou inhibiteur. 

4. Les neuropeptides. 

•Le groupe le plus important de neurotransmetteurs et de neuromodulateurs sont les neuropeptides.
•Ces derniers sont formés d'une chaîne de 2 à 40 acides aminés et ont des effets inhibiteurs et excitateurs.
•Les neuropeptides sont formés dans les corps cellulaires, emballés dans des vésicules et transportés vers les terminaisons axonales.
•Exemple: Enképhalines, Endorphines, Dynorphines, la substance P (douleur)  

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Date de dernière mise à jour : 14/10/2016

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×